Mercredi
17/10
Soleil voilé
11°/23°
Jeudi
18/10
Soleil et nuages épars
10°/23°
Vendredi
19/10
Soleil
10°/23°
 

De Delhi à Pondichery

Du 12 au 27 novembre 2005
modifié le jeudi 2 novembre 2006, première publication le vendredi 9 décembre 2005 par Chô
Voilà, nous y sommes, atterrissage à Delhi le 12 novembre vers 2 heures du matin.
Déjà dans l’avion, on y était un peu grâce à la projection d’un film indien où il était question d’un fantôme qui s’éprend de "la" plus belle fille et prend l’apparence et la place du mari toujours occupé, ronchon et en déplacement à l’autre bout de l’Inde.
Nous attendons le petit jour à l’aéroport, histoire d’éviter les aventures compliquées dès les premières heures.
On dégotte un hôtel tôt le matin dans Paharganj et nous dormons comme des souches jusqu’à midi.
A notre réveil, l’Inde est vraiment là : les parfums d’encens, le bruit, du monde partout dans les rues, les bonnes odeurs de cuisine, les sourires, la chaleur, le tchai, la poussière, Ganesh, Khrisna et la pollution.
On fait les touristes pendant 2 jours, nous n’avons jamais pris le temps à Delhi, grande ville de transit que l’on cherche surtout à fuir. Mais là, c’est différent, nous prenons le temps et l’envie nous prend ...
On se concocte un itinéraire pour parcourir les quelques 1500 km qui nous séparent de Pondichéry.
La première étape est plus courte que prévue : c’est Gwalior à 6 heures de train de Delhi, les trajets ici se comptent en heure et non pas en km.
Nous y arrivons donc en fin d’après-midi et là, surprise (la première mais certainement pas la dernière) un mariage est prévu pour le lendemain et plus aucune chambre n’est libre.
Nous finissons par en dégotter une d’où nous devons impérativement déguerpir à 10 heures le lendemain pour laisser place aux invités.
Nous voilà donc contraints de réduire notre séjour et après la visite du fort médiéval perché sur la colline nous poursuivons notre route.
Nous nous installons à Orchha pour une semaine et c’est là que nous rencontrons Gwen et retrouvons Marjorie, Mathieu et Fred connus à Gwialior ( durant notre quête d’hôtel).
Orchha est un petit village tranquille dans un cadre naturel superbe, entouré de temples et de palais du XVI ème siècle. Nous y sommes déjà venus, il y a 2ans. Durant notre séjour, la foire s’installe et les rues se remplissent de pélerins et d’étals. Un vrai plaisir de saris multicolores et de babioles rutilantes...
Par une chaude après-midi, nous nous égarons un peu dans la campagne, au détour de nulle part nous rencontrons des religieux qui vivent là avec leurs familles, dans un temple dédié à Hanuman (dieu singe).
Ils nous offrent tchai et collation. Certains d’entre eux ont fait des "voeux" à leur dieu : l’un chante depuis 2 ans jour et nuit et doit le faire encore 4 ans, un autre mange uniquement des pommes de terre et du riz sucré (délicieux) depuis 6 ans et encore pour 14 ans ! Cela à l’air bizarre comme ça mais dans le contexte cela paraît crédible et absolument normal, il règne dans ce lieu une atmosphère apaisée et les saddhu sont attentifs et prévenants. Il y a, là aussi un papy de 110 ans si frêle et si fatigué...
Mais nous réussissons malgré tout à nous saluer mutuellement.
Mais le temps passe et nous nous sommes donnés 15 jours pour rallier Pondichéry, nous refaisons notre paquetage et entamons notre première nuit de train (1344 km, 21 heures de trajet). La nuit est fraîche, le train file, les indiens mangent, bavardent, s’assoupissent. Nous faisons de même...
L’étape suivante est Vijayawada.
Nous l’avons choisi un peu par hasard, cela nous permet de dormir dans un lit avant de refaire une nuit de train, la ville est prospère et peu touristique, nous faisons un peu figure d’attraction, l’hôtel que nous trouvons est en plein centre, le gérant nous propose "la suite royale" un peu décatie mais avec salon et télévision. Elle est située juste au-dessus de la plonge et des cuisines du restaurant. Un vacarme infernal, une grosse fatigue et une bonne nuit de sommeil avec les boules quiès ...
Réveil en pleine forme et petite visite de la ville avant un nouveau départ à 23 heures.
L’arrivée à Madras (Chennai) coïncide avec une pluie d’averse abondante qui nous surprend. Tout à notre plaisir de revenir dans le Sud, on a oublié la mousson.
Un rapide coup d’oeil au guide nous confirme qu’à défaut d’être en plein dedans, on n’en est pas sorti. On appelera ça une "queue de mousson".
Le paysage qui s’offre à nous est désolant, les quartiers pauvres situés en lisière de la ville sont inondés par l’eau et les ordures, les gens vivent dans les flaques et dans la boue et la pluie continue de tomber. Nous arrivons avec 2 heures de retard et nous descendons dans un hôtel que nous connaissons déjà, la pluie se calme et se réactive par averse.
Un soir, nous rencontrons Elie qui vit en Inde depuis quelques temps,elle se passionne pour la religion hindoue et son rayonnement sur la vie quotidienne et spirituelle des indiens.
Nous prenons le temps de nous reposer, apprécions d’être ici malgré la pluie, il faut faire avec, personne d’ailleurs ne semble s’en préoccuper, on se mouille et on sèche, ce n’est pas plus compliqué que cela.
Beaucoup de gens vivent dans la rue et nous ne pouvons pas faire grand chose sinon échanger un sourire, prendre le temps de s’arrêter pour plaisanter avec les enfants, donner un peu à manger ou quelques pièces aux vieillards.
Après 2 jours, nous prenons le bus pour rejoindre Pondichéry en bus (3 heures et demie de route) où nous allons tenter de nous installer.
Vers le site de Makhno
webDesign
Vers Linuxorable
Ecrire à Chô Ecrire à Franck