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L’Inde de Christelle

Séjour du 17 juillet au 4 août 2009. Texte de Christelle.
modifié le samedi 12 septembre 2009, première publication le mardi 8 septembre 2009 par Chô
 
Dès la sortie de l’aéroport, c’est la plongée dans un monde inconnu, donc effrayant au premier abord. Bruits assourdissants, odeurs tantôt envoûtantes tantôt pestilentielles, saleté, pauvreté qui nous sautent à la figure.
Le premier jour, chaque rue à traverser se présente comme un défi et chaque arrivée sur le trottoir d’en face sain et sauf une victoire. Tout est en mouvement, tout va trop vite.

Franck et Chô nous ont concocté un programme que je comparerai à un cake (une des friandises préférée de Chô !), avec des tranches bien distinctes :

tranche urbaine à Chennai, ville d’environ 7 millions d’habitants avec son lot de misère et son agitation. La circulation est démentielle, le spectacle paraît surréaliste. Les piétons, cyclistes, rickshaws, voitures, bus, camions, vaches(!)... cohabitent par miracle à coups de klaxons plus ou moins tonitruants. Le code de la route n’a pas cours ici. Nous aurons nos premières frayeurs en nous retrouvant nez à nez avec un bus. Elles seront nombreuses par la suite.
 


tranche temples (Mamallapuram, Chidambaram, Trichy, Tanjore, Madurai) : ils paraissent se ressembler et sont pourtant tous différents par l’ambiance qui y règne. Je découvre alors que les temples ne sont pas que des lieux de culte mais qu’on y vient aussi profiter de leur fraîcheur relative, faire la sieste, pique-niquer en famille ou tout simplement discuter, rencontrer d’autres gens... Le temple de Tanjore, plus sobre que les autres d’aspect remporte ma préférence.
 


 


tranche montagne (Kodaïkanal) avec sa fraîcheur bien agréable la journée (mais qu’est-ce que les nuits sont froides !) et l’impression de ne plus être en Inde mais en villégiature dans les alpes...
 


tranche mer (Varkala, Cap Cormorin) dans laquelle nous nous tremperons avec délectation mais avec précaution tant les courants sont puissants. L’occasion de manger de délicieux poissons.
 


et enfin une tranche « transitionnelle » à Pondicherry pour nous préparer doucement à notre retour, avec en prime une cerise sur le gâteau : une ouverture sur un rêve, une utopie (Auroville) et une approche du travail de nos deux guides au volontariat.


 


Dans un premier temps, je m’imprègne de tout. Puis je sens la nécessité de retravailler toute cette matière (avec l’aide du décryptage de Franck et Chô et d’explications trouvées dans les guides sur le système des castes entre autres...) pour l’assimiler car elle est trop abrupte, trop incompréhensible à l’état brut.


 

Voyager en Inde c’est aussi quelque part voyager en soi. Cela touche à notre moi profond, nous renvoie à notre manière de vivre et remet en cause des choses qui nous paraissaient inébranlables, acquises à jamais. Il faut être prêt à l’affronter.
On se sent en sécurité en Inde et je remiserai rapidement ma pochette tour de cou « antivol ». La violence est plus sournoise, on la devine quand par exemple un enfant vient mendier puis reçoit une tape s’il ne ramène pas de pièce...On la devine également dans les échanges unilatéralement violents entre personnes de castes certainement différentes.

L’indien est d’un naturel curieux, ouvert sur l’étranger que nous sommes : « where do you come from ? What’s your name ? » sont des questions que nous entendrons à longueur de journée. L’échange va rarement au-delà pour moi car j’ai une maîtrise très limitée de la langue de Shakespeare, et c’est extrêmement frustrant. Promis, à mon retour, je me mets sérieusement à l’anglais.
On se prend à dodeliner de la tête comme ils le font pour nous saluer. On utilise comme eux les transports en communs (quelle expérience !) et on partage leur cantine, autant de lieux où nous seront souvent les seuls touristes. On apprend à manger avec les doigts des mets goûteux (mais qui nous arracheront parfois la bouche !) et on se sent un peu moins étranger. Un peu seulement, car beaucoup de choses, de comportements nous paraissent incompréhensibles.
Leur nonchalance nous énerve parfois. On ne sait jamais trop s’ils ont bien pris en charge notre demande. La plupart du temps oui, les choses se font, à leur rythme, il faut savoir attendre.

L’Inde est un pays déroutant qui provoque des émotions extrêmes entre dégoût et émerveillement.
On dit que l’Inde est comme un aimant qui repousse ou attire. Je n’ai pas été repoussée...

 

L’Inde de Christelle
le 10 septembre 2009, par Pascale
Bienvenue à toi qui désormais peut comprendre que l’Inde est difficilement racontable tant elle se vit, se ressent avec tout ce que cela implique.
Si je peux me permettre un conseil et, si ce n’est déjà fait, je t’invite à relire les articles mis en ligne par Chô et Franck : tu les verras sans doute d’un autre oeil (le 3ème ???).
Pascale.
L’Inde de Christelle
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