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Au bout du bas (de l’Inde)
Vendredi 17 juillet
L’eau et le plastique
En préparant nos sacs et notre itinéraire de voyage avec Christelle et Sylvie, s’est posé le problème de notre approvisionnement en eau.
D’une part, l’eau n’est jamais potable, ici, sauf indication rarissime contraire.
D’autre part, l’Inde déborde de plastiques que l’on ne recycle pas ou peu, que l’on brûle sans états d’âme, que l’on laisse traîner le long des routes, dans les campagnes transformant l’Inde en une décharge à ciel ouvert.
Un touriste « blanchouille »(comme nous) qui reste 6 mois et qui boit un litre d’eau par jour quand ce n’est plus à cause de la chaleur, laisse en moyenne derrière lui 180 bouteilles plastique !
Depuis que nous sommes en Inde, nous sommes sédentaires et nous avons bu de l’eau purifiée par les machines à Tuttipakam et à Oupallam. On se fait une réserve quotidienne de 5 litres que l’on transporte à la maison, et voilà, l’affaire est pliée sans trop se poser de questions !
Il y a 3 ans lors de notre dernier séjour, nous achetions des bonbonnes consignées de 25 litres que Franck transportait à pied sur son dos de chez le marchand à notre pension (500 mètres).
Là non plus, pas de souci.
Mais nous revoilà itinérants et nous devons trouver une solution :
Acheter des comprimés de chlore et se faire son eau quotidienne, mais cela donne à l’eau un sale goût qui à la longue dissuade de boire...
Faire remplir sa bouteille avec de l’eau purifiée auprès des stands qui pratiquent le « refill » (remplissage), allons nous en trouver suffisamment sans passer des heures à les chercher ?
A raison de 2 nuits dans chacune des places que nous visitons, acheter une bonbonne consignée de 10 ou 20 litres dès qu’on arrive et la rendre vide avant d’en repartir.
Voilà où nous en sommes, suite au prochain épisode...
Vendredi 24 juillet
Plan B
Après un démarrage un peu contrarié par la perte du bagage de Sylvie, nous voici à Kodaikanal (2100 mètres) sous un soleil radieux alors que nous craignions la pluie.
Je re découvre la douche chaude, je dors avec une couverture, me promène avec un châle sur les épaules et mange du chocolat sans qu’il fonde entre mes doigts. Un vrai bonheur !
A Mamalapuram, le bagage est finalement arrivé 3 jours plus tard après moult coups de fil, alors que nous l’attendions (sans trop d’espoir).
Quelques « meetings à 4 » plus tard, nous avons décidé à l’unanimité de prendre l’itinéraire à l’envers de ce que j’avais prévu.
Du coup, nous avons plongé dans les villes du Tamil Nadu sans transition (dans la jungle des klaxons et dans la pollution étouffante et démentielle !) et cela nous a paru un peu rude.
Jusqu’ici, je trouvais l’Inde immuable (naïve que je suis !) mais là, j’ai atterri , nous avons vu les énormes 4X4 luxueux, les villages coupés en deux quand ils ne sont pas purement et simplement rasés par des 4 voies mirobolantes et laides.
L’Inde est vraiment rude pour les pauvres et cela ne va pas s’arranger...
Jeudi 30 juillet
Tout en « bas »...
Cap Cormorin, un des deux lieux, avec Kodaikanal que nous n’avions jamais visité jusqu’à aujourd’hui.
Cap Cormorin, c’est le point le plus au Sud de l’Inde.
Moi, je dis le plus bas, mais Franck dit que ce n’est pas aussi simple que ça, et que bas et haut ne riment pas forcément avec Nord et Sud. Enfin voilà, ce sujet nous occupe pas mal !
C’est là où 3 mers se rencontrent (océan indien, mer d’Arabie, golfe du Bengale), c’est impressionnant, les indiens y viennent en pèlerinage ou en balade ( aussi et surtout pour voir le lever et le coucher du soleil !), les mers y sont déchaînées (en tout cas , en ce moment).
Nous y avons donc vu le lever du soleil à 6h 11mn sur l’océan indien, de la terrasse de notre hôtel comme des centaines d’indiens regroupés sur les multiples terrasses prévues à cet effet !
Jeudi 6 août
La saga de l’eau
Je pense que nous ne nous en sommes pas trop mal sortis dans la gestion de notre eau.
Nous avons acheté seulement une petite dizaine de bouteilles à 4 au lieu des 80 (une par jour pendant 20 jours pour 4 personnes).
Nous avons alterné les méthodes en nous adaptant à ce que nous trouvions (consignes ou « refill »), les comprimés de chlore n’ayant eu aucun succès !
Le « refill » commence à se pratiquer fréquemment et Franck n’a eu de cesse de convaincre ceux qui ne le faisaient pas. Un véritable prêcheur !
Vous pouvez consulter l’itinéraire , n’hésitez pas à le mettre en pleine page ou à zoomer à l’aide des petits icônes en haut à droite.