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Pondichery, repérages..

Semaine du 27 novembre au 4 décembre 2005
modifié le dimanche 9 juillet 2006, première publication le mardi 17 janvier 2006 par Chô
Nous débarquons à Pondichery un dimanche après-midi après un voyage pluvieux. La quasi totalité des trois heures et demi de bus se déroule sous une pluie battante.
A l’arrivée c’est l’accalmie, nous rejoignons le Raj lodge en rickshaw.
Le Raj lodge est un hôtel "indian style" où nous sommes déjà venus lors de nos deux précédents séjours.
Petite précision sur ce que j’entends par "indian style" : ce sont des chambres fonctionnelles pas toujours d’une propreté absolue, la peinture y est refaite annuellement pour couvrir les taches de l’année précédente (il suffit d’arriver au bon moment), la réception est en général occupée par "quelques indiens" qui s’interpellent bruyamment jusqu’à tard et à partir de tôt (là aussi, il suffit de choisir sa chambre stratégiquement, loin de la réception). C’est un hôtel plutôt destiné aux indiens en ballade qu’aux touristes occidentaux en voyage, même si cela se mélange un peu et c’est là que cela devient intéressant.
Les indiens en ballade se déplacent souvent en famille et eux aussi se couchent tard, se lèvent tôt et s’interpellent bruyamment.
Pour résider dans ce type d’hotel, il vaut mieux être en forme, se coucher tard et se lever tôt. On peut y faire tout le bruit qu’on veut, mais jamais on ne leur arrive à la cheville !
Le Raj lodge est un de ces hotels et nous l’aimons bien, il est construit sur deux étages autour d’une cour intèrieure où se trouve la réception, histoire que toutes les chambres profitent des matchs de cricket et des films de Bollywood qui passent à la télé !
La chambre qui nous est proposée est au deuxième étage, elle est grande, lumineuse (deux fenêtres) et au calme (vue sur un terrain vague). On la prend pour la semaine avec une petite ristourne (170 roupies [1] au lieu de 195, la nuit).
Nous voila prêt à arpenter Pondichery pour chercher une association humanitaire et un logement. Nous avons deux contacts en poche : l’Alliance Française qui a répondu à notre mail de France et une association Couleurs de l’Inde (Colette) qui nous a été recommandée par Elie que nous avons rencontrée à Chennai.
La pluie continue de tomber de temps en temps. Tout est humide, le ciel est chargé, le soleil fait de timides apparitions et la chaleur est étouffante.
Nous nous rendons à l’Alliance Française le lundi et obtenons un rendez-vous pour le mardi, nous sommes reçus par le responsable pendant plus d’une heure. Il nous offre le thé et nous informe un peu des us et coutumes de la ville, il nous rappelle le but de l’Alliance Française : promouvoir la langue et la culture française à l’étranger.
L’Alliance Française de Pondichery est trés active : bibliothèque, spectacles, cinéma et ouverture prochaine d’une annexe (Café et cyber,salle d’expo et café philo).
Nous proposons de collaborer à l’une ou l’autre des activités mais ce n’est pas simple, notre statut de touristes, le cadre figé de l’Alliance Française sont des freins. Peut-être Franck donnera-t-il un coup de main à l’installation du cybercafé ?
Notre interlocuteur nous "suggère" quelques activités à "monter" à Pondichery : agence de tourisme, patissier "français", il nous donne aussi le contact du consul de Pondi !
A ma question sur les associations humanitaires présentes et actives a Pondi, il n’a pas de contacts précis à donner même s’il "pense" qu’il y a beaucoup (trop ?) d’associations.
Nous ressortons contents de l’accueil et de la conversation mais un peu depités...
Nous voudrions que tout se fasse vite, bien, ce n’est pas évident quand on ne sait pas vraiment ce que l’on veut sinon s’adapter et participer à la vie du pays qui nous accueille.
Parallèlement, nous nous renseignons sur les logements et visitons un appartement très sympa meublé sommairement dans un quartier agréable. Nous nous sommes fixés un budget de 5000 a 10000 roupies par mois et celui-là vaut 9000, nous en visitons un autre dans un quartier excentré à 6000, il est gigantesque mais non meublé. On décide d’exclure les appartements vides car cela nous prendrait trop de temps, d’énergie et de budget pour les meubler. Nous hésitons encore pour le premier.
C’est ce jour-là que nous rencontrons Colette (Couleur de l’Inde) qui nous reçoit dans son appartement jouxtant les locaux de l’association.
Couleur de l’Inde est une association de parrainage axée sur la scolarisation des enfants de femmes veuves ou abandonnées. Colette est là pour six mois, s’occupe de recevoir les mamans, de les visiter et d’accueillir et guider les parrains et marraines qui viennent rencontrer leur "filleul", le reste du temps c’est Mrs Sumathi, salariée indienne qui s’occupe de la gestion et des contacts sur place.
Nous revoyons Colette le lendemain, elle nous présente à un réseau d’amis dont Paule (infirmière) que nous reverrons plusieurs fois pour partager le thé et les "petits gâteaux" du soir sur son balcon.
Plus chanceuse (et plus déterminée) que nous dans sa quête d’appartement, elle a degotté un magnifique logement dans le quartier musulman et nous assistons en direct aux évolutions de l’ameublement et de la décoration.
Colette nous donne aussi quelques adresses pour des locations, c’est là que nous nous apercevons qu’un loyer à Pondi ne doit pas dépasser 5000 roupies. Nous renonçons au premier appartement que nous avons vu.
Et nous poursuivons nos recherches, nous visitons quelques appartements trop grands et trop chers. Durant ces visites, nous rencontrons beaucoup d’"indiens-francais", ce sont des tamouls qui au moment de l’indépendance (1956) ont eu la possibilité de choisir la nationalité française, leur vie s’est alors partagée entre le France et l’Inde. Certains sont aujourd’hui retraités et reviennent vivre à Pondi, d’autres préparent leur retour en retapant la maison de famille et la louent en attendant.
Le plus surprenant est de se faire aborder par une indienne en sari ou un indien en dhoti dans un français parfait !
Une après-midi (pluvieuse), nous rendons visite à Mireille et Jean-Pierre qui s’occupent de construire ou reconstruire des huttes pour les dalits (intouchables). Ils nous parlent avec passion de leur activité, du tsunami, de ses ravages et de celui provoqué par les organisations humanitaires parachutées sans aucune connaissance du terrain...
Nous nous rendons compte que les micro-associations n’ont pas (ou peu) besoin de bras mais plutôt de fonds et nous dirigeons nos recherches vers une association plus grande.
On nous parle beaucoup de Volontariat et nous nous y rendons un matin, rendez-vous est pris pour visiter les locaux et rencontrer les responsables le lendemain. Un responsable nous accueille et nous propose de partager le repas de l’équipe à midi.
Cette association fondée par une Belge, s’occupe d’enfants (repas quotidiens aux enfants défavorisés et scolarisés), de vieillards (accueil de sans domicile), de réinsertion (ateliers de couture et de tissage), de formation (atelier de menuiserie) et gère egalement une crêche, une école maternelle et une ferme. Nous visitons toutes les activités sauf la ferme située hors de Pondi, nous sommes à chaque fois accueillis et guidés avec le sourire.
Nous proposons nos services et confirmons par un mail quelques jours plus tard. Nous avons un nouveau rendez-vous pour fin décembre.
Voilà, notre semaine touche à sa fin, nous n’avons pas abouti dans notre recherche de bénévolat, mais le contact est établi.
Concernant la location d’un appartement, nous décidons d’arrêter là et discutons avec le Raj lodge pour louer la chambre au mois, nous nous y plaisons et l’hôtel est bien situé.
Le dimanche, nous rejoignons Chennai pour accueillir les parents de Franck.

[1] 1 euro = 53 roupies


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